15 mars 2010

Heureux qui, comme Ulysse, ont fait un beau voyage...

La vie de globe-trotteur ne nous a pas deplu, loin de la...
Mais il faut bien un jour se decider a rentrer.
Nous avons choisi de rentrer pour voir tomber la neige sur le Midi.
Rentrer...
Retrouver nos proches, nos familles, nos amis
Retrouver la bonne cuisine et les politesses francaise.
Retrouver un mode de vie que nous avions laissé.
Retrouver la blanche lumiere hivernale et nos montagnes.
Et puis voter, relire les journaux francais, retrouver un systeme...
Redecouvrir son pays et sa langue

Il n'est pas un voyage qui laisse inchangé.

Nous remercions et saluons tous ceux qui nous ont suivi de loin et ont partagé avec nous un petit bout de vie rêvée, à l'autre bout du monde. Surtout, nous embrassons tous ceux que nous n'avons pas encore eu le temps de voir ou d'appeler.

Enfin, d'ici quelques jours, nous arriverons, j'en suis sûr, à mettre mettre les photos du Punjab... et croyez moi... certaines valent le coup !
Donc repassez par ici à l'occasion....


En attendant, voici la grande découverte rapportée d'Inde... Et oui, j'ai enfin trouvé mon gaffophone à moi ! Fait avec une citrouille et 20 cordes à réaccorder grace à une poule et un oeuf toutes les fois que l'on veut changer de morceau... j'adore !



(la photo est de Benjamin, le mousquetaire ardent, avec qui nous apprenions la musique avec Vishva à Rishikesh)

7 mars 2010

Happy Holi !



La holi fait partie de ces fetes sauvages heritee de la nuit des temps, bien avant l'invasion aryenne... c'est a dire a l'epoque de l'age du fer...

C'est une respiration annuelle, une soupape pour la societe organise en ordres, castes ou classes... choisissez le mot qui vous plaira. Dans nos societes, cette fete s'appelle carnaval. Elle a traverse les ages et nous la regrettons depuis quelques annee dans notre ville...
Les roles s'inverse, on ne porte plus l'habit de sa fonction, de son rang, de sa caste, de son metier... on est meconnaissable, et masques, on redevient sauvages, debrides.

Un homme nous croisant juste apres la fete, se moque de nous (lui avait eu le temps de se changer) :
"- Aap log Deewane hay (vous faites les couillons)
- Nahi Ji, ham sab nahi deewane hay, lekin aj holi hay (non monsieur, nous ne sommes pas fous, mais aujourd'hui c'est la fete de holi)
- ji haan, holi deewana hay (c'est vrai, c'est la holi qui est folle !)"

Oh oui, la holi est folle !....

Holi, c'est la fete du printemps, la fete des couleurs qui va tellement bien a l'Inde.
Tout le monde est en transe, et les pigments sont dans toutes les poches.
Les indiens n'y tiennent plus.... il dodeline betement de la tete
"Aap log bilkul badmas hay" (vous avez tous l'air de gros coquins !)
Holi c'est demain et on est deja jaune, violet, vert, rose de la tete aux pieds... Quels naifs avons nous ete... La fete est avance parceque... personne ne tient plus !

Bollywood est partout, des chars passent, la foule se creuse et opposent deux hommes qui improvisent des chansons, le public applaudit ce spectacle, ce duel. Puis un elephant passe au milieu des cris et petard. Il y a meme un canon a couleur. Ils ont pense a tout !

A Mathura, la holi est debridee, un peu trop pour les blancs que nous sommes. Alors on reste le plus clair de notre temps sequestres dans notre hotel.
Dehors c'est la guerre des couleurs et on attire tout le monde contre nous.
Benjamin des mousquetaires qui nous a rejoint sauve l'honneur avec une mission commando couleur sur les toits... (pour voir sa ganache et ses commentaires, passez sur son blog en lien !)

Nous sommes aussi avec Kiki et Rouba. Au bout de 6 mois, nous avons enfin reussi a nous retrouver a l'autre bout du monde. Nous sommes ravis de rencontrer en avant premiere la fantastique Rouba qu'il a rencontre en chemin, et avec qui il vit depuis quelques milliers de kilometres...

C'est donc en bande et dans un climat de guerre civile que nous passons la holi. Ce n'est pas plus mal, car, les indiens, vivant tres mal leur demographie, et tres curieux par nature, veulent fortement explorer le corps des blanches qui, c'est bien connu, "ne veulent que ca"....
D'ou quelques desagrements qui vaudront a quelques indiens la peur de leur vie, ...
j'en ai perdu ma voix et Rouba a adopte la demarche de John Wayne (c'est vrai qu'elle cogne dur la petite !)...

Pendant ce temps la une paumee illuminee avec deux grands dadets sans courage entretiennent le mythe:
"on cherche un graannnd feu, vous avez vu la grannnnde lumieeeeere du grannnnd feu ? Ouh!... ils vous touchent aussi ? Ils me touchent moi... c'est drole.... ouh ! ....Vous avez vu le grannnnd feu ?"














28 févr. 2010

Hare Khrishna !

A Amritsar, les hindous ont cree comme pendant au temple d'or, le temple d'argent.
C'est un peu comme une fette foraine, mais en mieux.

D'abord, on enleve ses chaussures, normal.
puis on contourne tout par la droite en signe de respect, normal.
mais la, vous vous retrouvez dans le petit train de la mine d'Indiana jones puis paser dans la grotte de l'effroi.
Apres etre passe dans la gallerie de tubes Strar wars, il est temps de se perdre dans la grande gallerie des glaces.
puis vous avez la visite du muse tussot avec tous les avatars de vishnou et quelques matrikas avant de rentrer dans la salle Khrishna Disco Fever.

Je vous passe la remonte de la riviere et la gelee barbapapa...

on sort epuises et ravis mais on ne refait pas le tour gratuit.


On passe aussi a Kurukshetra.

C'est la que c'est tenu le combat ultime du mahabaratha opposant Kaurava et pandava. C'est la que Khrishna a enonce son discours du bienheureux "Baghavad Gita" au super guerrier Arjuna, posant a terre ses armes et son cul pour demander a l'incarnation de Vishnou pourquoi croire en l'action alors qu'il s'agit de massacrer ses cousins, son maitre d'arme Drona et son frere cache, le fils du soleil...

Un vaste probleme pour un texte essentiel de philosophie.
On s'entend bien avec notre logeur et avant de partir il nous offre un beau livre de la Gita en hindi et anglais. C'est le premier cadeau en Inde apres les lassi et paroles de Rahul.

Il est temps d'aller a Mathura, ville de naissance de Khrishna qui, eleve par des bouviers, ses parents adoptifs, a passe jeunesse a manger du beurre, jouer de la flute et trousser les vacheres...
On fetera la le printemps, et on y retrouvera Banjamin et, enfin on a reussi, Kiki et sa belle rencontree sur les routes du monde...