30 janv. 2010

Pondicherry : Saudade Saudade...




La Saudade, c'est intraduisible.

C'est un frisson au goût amer, Ca met du gris dans tes yeux verts
Ce n'est pas la mélancolie, ce n'est pas le blues infini

C'est le je ne sais quoi, le presque rien
Une mélodie dont on a plus les accords
Le parfum subtil de la nostalgie
Elle a le visage de lointains voyages : c'est un grand voilier qu'on a jamais pris

Quand elle pleure, elle sourit... la Saudade.

Voila ce que Lavilliers et Jankelevitch en disent.


Pour nous, la Saudade, ce fut un restaurant francais a Pondicherry apres quatre mois de voyage.

Et ce n'est pas rien la Saudade !


Nous allons rejoindre Madras d'ou nous nous envoleront pour aller a l'autre bout du continent : A Delhi. De la nous partirons pour Rishikesh, comme les Beatles, pour voir le ganges et l'Inde des grandes et petites spiritualites yogi.




















27 janv. 2010

De temple en temple



Ici, on passe de temple en temple, des ambiances magiques, la folie et l'exuberance de l'Inde...
Ce fut magnifique, mais il peut etre temps de retrouver des terres plus Bollywoodiennes...












26 janv. 2010

Argile tamoul et chevaux nocturnes


Si nous sommes venus dans le Tamil Nadu, c'est pour ca : Les aryannars...
Des pieces votives en forme de chevaux principalement a la sortie des village, a l'entree des temples.
Ces protections servent aussi de monture, la nuit, a des guerriers divins chevauchant parfois la nuit pour des combat qu'il vaut mieux ne pas voir. On degage donc l'espace pour qu'ils puissent chevaucher a leur guise et on fourni les montures, mythiques, car ici, personne n'a jamais vu un cheval de pres !

L'ambiance est tres etrange et il vaut mieux faire la puja pour pas salir le village, dumoins, on le percoit comme ca...
Mais notre bonne etoile ne nous quitte pas : les chevaux sont a l'entree d'un temple et les habitants appellent vite le patron du temple pour nous faire la puja et pour nous montrer les chevaux.
On contourne par la droite on joint les mains, on touche le feu et on se marque le front.
Ce fut agreable et emouvant. L'homme est bon et on ne tarde pas a decouvrir qu'il est le potier du village. On a ete consacres par un Potier !

Il utilisait une technique de sigillee grossiere et ses pots sonnaient bien.
Mais en visitant son atelier on a un choc, on eclate de rire.
On le felicite en dodelinant de la tete et il est fier comme Artaban : figurez vous qu'il a un tour.... electrique !






Ce pays d'argile, est connu pour sa production de briques dont on voit ici les fours.

25 janv. 2010

Ce Kollywood ne nous dit pas...

Entres dans le Tamil Nadu, on rentre dans un autre monde.
Bollywood n'est vraiment plus ici.
On change encore une fois de langage et d'ecriture.
On entre sur les terres longtemps sous influence de Ravana, le roi des Demons sur Lanka : ici on prie des divinites que l'on prie de ne pas venir partout ailleurs.
Ici, la nourriture nous a degoute parfois, la salete nous a enfin derangee... Les entourloupes nous ont moins fait rire et les bus sont dans un etat terrible... mais il y a dedans des ecrans plats pour voir les moustachus de Kollywood...

La proprete est la blancheur immaculee en occident... Ici, la purete est a l'interieur.
Il faut s'y faire. C'est ce qu'on a fait et on s'est regales.


















23 janv. 2010

La loi de la jungle : Un Grand Merci !!!!


L'Inde, avant toute chose, m'evoque, O mieux aimes, des histoires comme ca d'un petit anglais repondant au nom magique de Rudyard Kipling.

Mais d'autres se rappeleront mieux d'une de ses histoires qui nous fut a tous contee au rythme de Satch Mo, le genial et espiegle Louis Armstrong. Je vous parle du Livre de la Jungle.

Nous avons donc piste puis suivi la brigade des elephants, dans une jungle indienne sanctuarisee ou regnait en maitre le grand Sher Khan. (a ne pas confondre avec Sharukh Khan !)

Je ne vous parlerai ici que de la traque du grand felin solitaire. De comment nous l'avons suivi de squelette de bison en coup de griffes sur les arbres. Comment vous dire la taille de ces pattes, la puissance d'une bete de 500 Kg (un cerf pese 200 Kg) capable de tuer et devorer en un eclair une bete de 1000 Kg.

Je garde pour mes neveux et nieces la primeur de l'epopee qui m'a conduit a me battre a main nue avec Sher Khan tel Akbar, le grand Moghol...

Cela explique notre long silence...
Le temps de penser mes plaies... heureusement j'ai mon infirmiere personnelle avec moi !



C'est ici l'occasion de remercier chaleureusement les anciennes collegues de travail de Florence aux Chataigniers dont le pot de depart nous a permis de realiser un petit reve (caprice ?) de grand enfant, a savoir de faire une balade a dos d'elephant d'Asie (les plus beaux). Panjali avait notre age et fut une monture parfaite pour les deux apprentis cornacs que nous fumes. Et ce magnifique treck a la poursuite des elephants, buffles, singes, ecureuils geants et bien dur le fameux tigre, vous l avez compris!!!!

MERCI LES FILLES!!!!










Ben posant fierement devant une trace fraiche d elephant.... la piste avance !




Quizz: Qu ai je donc dans les mains?



Ou est le troupeux d elephants?









20 janv. 2010

Sweet Old Bayou



Ceux qui nous suivent depuis un bout de temps se rappellent peut etre comme en Turquie nous avions etes attires par Alep au point d'aller jusqu'a la frontiere syrienne pour sentir quelques effluves de son parfum...

Vous comprendrez donc pourquoi nous nous sommes precipite a Allepe, au Keralala toujours.

Le Kerala est un Etat connu pour son abondances de cliniques ayyurvediques plus ou moins pour touristes, pour le commmerce historique des epices depuis Cochin, son art martial et le theatre kathakali... Sans oublier la bouffe a base de coco.

Ce qu'on ignorait c'est le nombre et la richesse des eglises catholiques keralaises qui ont ete erigees un peu partout entre deux drapeaux du parti communiste. Ah la la, ces cocos ils sont forts car meme si l'etat est riche, on est tres reconnaissant envers cet etat qui entretient aussi bien son reseau routier. Merci camarades !

Reprenons : Nous nous sommes donc rendus a Alep. La, apres avoir repousse des indiens sentant l'alcool (c'est pas bon signe ici) voulant nous heberger, apres s'etre bagarrer avec des rickshaw voleurs, on a echoue chez Dibou dans les backwaters : Le marais poitevin indien, les criques amazoniennes sans les mechantes betes.

La, pour la premiere fois du voyage on s'est servi de notre Mp3 : un bon blues, grincant et humide comme le Bayou...
On a passe la soiree a convaincre Dibou que oui on voulait une barque sans indien qui rame pendant juste une heure, que non on ne voulait pas le boat resort climatise avec ecran geant et 3 domestiques et surtout que non on n'allait pas mourir noyes.

On a pu voir la vie des marais, la culture des moules d'eau douce, les rizieres, faire la course a la rame, se faire photographier par les indiens sur les bateau resort, voir toutes sortes de sepent et oiseaux dont le Kingfisher dont le bleu electrique et la petite taille n'etait pas sans me rappeler mon cher Pablo, un perroquet qui fut un temps mon pote...

Florence, avec un chapeau et des airs de milady se tenait a l'avant, dessinant, regardant les betes que je lui montrait et dont j'inventais les noms, photographiant... on etait tres class et ca faisait beaucoup rire tout le monde.

Ah oui ! Figurez vous qu'un autre gus a eu l'idee saugrenue de ramer tout seul : notre legionnaire italien de Cochin. "Le monde est petit" comme il nous a crie en nous croisant...